
On nous demande régulièrement de « refaire le site ». C’est rarement la première question qu’on pose en retour. Avant d’accepter un projet de refonte, on regarde quatre choses — et ce n’est pas toujours ce à quoi les clients s’attendent.
Le site actuel raconte déjà quelque chose
Avant de toucher à quoi que ce soit, on regarde ce qui existe : l’historique de positionnement sur Google, les pages qui reçoivent réellement du trafic, les contenus qui ont mis des années à se construire. Un site vitrine « moche » depuis dix ans peut porter un historique de référencement qu’une refonte mal préparée détruit en une semaine. Notre premier réflexe n’est jamais « on jette tout », c’est « qu’est-ce qu’on a le droit de perdre ».
Le problème est-il vraiment le site ?
Ce n’est pas toujours le site qui bloque. Parfois, l’offre du client n’est pas claire, la cible n’est pas définie, ou le vrai souci est ailleurs (pas d’avis clients, pas de fiche Google à jour, aucune présence locale). Refaire un site dans ces cas-là, c’est repeindre une pièce qui a un problème de fondation. On préfère le dire franchement, quitte à proposer autre chose en premier — même si ça retarde la vente d’un site.
Le client a-t-il le temps de s’impliquer ?
Une refonte qui marche demande des allers-retours : valider des textes, fournir des photos, répondre sous quelques jours et pas quelques mois. On a vu des projets techniquement parfaits traîner huit mois parce que personne côté client n’avait le temps de relire une page. Avant de démarrer, on essaie d’évaluer honnêtement cette disponibilité — la nôtre et celle du client — parce qu’un projet qui s’étire indéfiniment coûte cher aux deux parties.
Le budget correspond-il à l’objectif ?
Un site à 800 € et un site à 4 000 € ne répondent pas au même besoin, et ce n’est grave que si on ne le dit pas clairement. On préfère caler le périmètre du projet sur le budget réel plutôt que de promettre un résultat qui ne suivra pas. C’est aussi pour ça qu’on détaille nos tarifs plutôt que de fonctionner uniquement sur devis à l’aveugle.
Ce qu’on ne regarde jamais
Le nombre de pages du site actuel, l’ancienneté de la technologie utilisée, ou le fait que ce soit « juste un petit site » ne sont pas des critères de refus. Certains des projets les plus intéressants qu’on a menés partaient d’un site très simple, avec un besoin très clair derrière.
En résumé
Dire oui trop vite à une refonte, c’est le meilleur moyen de décevoir tout le monde. On préfère prendre vingt minutes en amont pour comprendre le vrai besoin — quitte à ne pas vendre de site du tout ce jour-là.
